Charente Libre - 8 novembre 2008
Le Festival de Confolens dans le vent du Vendée Globe
La société «Confolens Production» anime depuis deux semaines les pontons du Vendée Globe aux Sables-d'Olonne. Une belle réussite
Le ballet folklorique colombien d'Antioquia en a vu d'autres. Présents l'été dernier aux Jeux Olympiques de Pékin où ils représentaient l'Amérique du Sud, les vingt-six membres de la troupe, danseurs, musiciens et techniciens, sont rompus aux plus grandes scènes.
Alors forcément, le dépaysement était total cette semaine sur les quais des Sables-d'Olonne en Vendée d'où s'élanceront demain les concurrents du Vendée Globe (lire en pages sports).
Cantonnés sur quelques mètres carrés, entre deux rangées de chaises et la longue file d'attente qui mène aux pontons où sont massés les trente monocoques, les Colombiens ont dû s'adapter. Et redoubler d'efforts pour attirer le regard et surtout l'oreille des milliers de passants assommés par une sono très «bretonnante».
«On n'a pas perdu notre temps»
«On était un peu tendu au départ, alors notre priorité a été de rompre la glace. On a donc mis l'accent sur les couleurs, les costumes, et l'aspect festif en essayant de faire participer les gens», explique Zuleima Astrillas, charmante directrice d'un ballet qui s'est déjà produit trois fois à Confolens. Malgré des conditions météo pas toujours propices aux déhanchés latinos, les Colombiens ont donc vite conquis leur monde, à raison de trois séances quotidiennes ponctuées d'une quatrième pour animer les soirées de la brasserie «Le Vog» où se pressent tout le petit monde de la course. Clôturant de la plus belle façon une quinzaine entamée par les Irlandais de Clasac, relayés ensuite par les Mariachis Cocula mexicains puis les Sud-Africains du groupe Matsamo. «On a cherché à mettre à l'affiche des troupes venues de pays qui ont un rapport direct avec la mer», souligne Philippe Beaussant, directeur du Festival de Confolens et de «Confolens Production».
Petite s ur du festival charentais, cette structure a été créée il y a tout juste un an pour élargir son champ d'action. Avec le Vendée Globe, dont elle a décroché le marché aux dépens des trente candidats en lice qui avaient répondu à l'appel d'offres, la jeune structure a réussi un coup de maître.
«Qualité, variété, programmation internationale», résume Philippe Beaussant pour expliquer ce succès qui en appelle d'autres: «On a beaucoup de contacts, notamment pour les Sud-Africains et les Colombiens. D'autres événements sportifs se sont manifestés, comme la course cycliste des Herbiers. Des gens de Chambéry aussi. Franchement, on n'a pas raté notre coup.»
Eric FILLAUD pour La Charente Libre





